Bienvenue sur mon site !

 

Ce site donne une impression sur les dessins et peintures que j'ai réalisés à partir de 1988. J'ai montré mon travail dans diverses expositions. Je pense qu'il est important que des personnes puissent voir mon travail, qu'elles aient une opinion positive ou négative est moins important.

Pendant ma formation, j'ai beaucoup appris sur la fabrication et l'association des couleurs et pigments, mais la technique pure d'aproche des couleurs ne m'intéressait pas du tout. La sensation n'était plus là. J'écris à cette époque : "Ce n'est pas juste que les couleurs se présentent comme des êtres joyeux. Elles trompent l'image et volent le contenu."

Mes peintures n'ont souvent aucun cadre, ça me semble peu important. Je ne suis pas perfectionniste. Je travaille avec négligence. S'il y a un poil de pinceau ou un des mes cheveux dans la peinture, je le laisse simplement.

 

 

 

L'art peut être un petit trait sur une toile d'un mètre carré, ce qui est primordial, c'est que le trait soit à la bonne place. C'est peut-être le plus difficile qui soit, mettre une petite ligne au bon endroit - POUR MOI la bonne place !

 

Ron Scherpenisse (1970), Bergen op Zoom, Pays-Bas.

 

 

 

Zwartwitinkleur (noir-blanc-en couleur)

 

Petit livre d’information “Zwartwitinkleur” 1997

 

Ron Scherpenisse (né à Eindhoven le 28 février 1970) vit depuis 1982 à Bergen op Zoom. Il dessinait déjà à l’âge de 16 ans mais n’a rien gardé de cette période. Il pensait que son travail ne valait la peine d’être gardé qu’à partir du moment où il a commencé à peindre. Ron a suivi une formation au Lycée Graphique de Rotterdam de 1987 à 1990.

 

Expositions

 

Les réactions lors de sa première exposition, en 1988, étaient positives. Son oeuvre a été décrite comme étant étonnemment fraîche et originale. Entre 1988 et 1991, plusieurs autres expositions ont suivi, aussi bien seul qu’avec d’autres artistes. Il a eu très vite une bonne réputation.

 

Projet d’art

 

En juillet 1989, Ron Scherpenisse a été le créateur et initiateur d’un projet d’art dans le cadre de l’environnement. Il voulait créer une peinture de 8 m par 4 qui serait placée en bordure de forêt. Le grand contraste ferait ressortir le message sur l’environnement.

Il a sollicité des entreprises et quelques conseillers municipaux pour essayer d’obtenir par sponsor l’argent nécessaire, mais il a reçu un support insuffisant pour pouvoir financer ce projet. Même s’il n’a finalement  pas vu le jour, ce fut une expérience très enrichissante.

 

Rompre le silence

 

Après les expositions de la période 1988-1991, Ron Scherpenisse a peint quelques années sans exposer. En mai 1997, suit, pour la premiere fois depuis longtemps, une exposition de peintures de la période 1987-1997 et quelques petits objets spacials. Même si ses sentiments personnels sont primordiaux, il y a quelques fois quand-même ce besoin de montrer quelques oeuvres. “Il m’importe que les gens voient mon travail, que leur avis soit positif ou négatif est moins important.”

 

Choix des couleurs

 

L’oeuvre de Ron Scherpenisse était initiallement coloriée. Pendant sa formation, il a beaucoup appris sur la fabrication et l’association des couleurs et pigments, “mais la technique pure d’approche des couleurs ne m’intéressait pas du tout. La sensation n’était plus là.” Ron écrit à cette époque :”Ce n’est pas juste que les couleurs se présentent si joyeuses. Elles trompent l’image et volent le contenu.” Le choix des couleurs était devenu trop facile. C’était devenu un petit truc, solitaire et seulement basé sur la connaissance. L’émotion avait disparu des couleurs. Ce qui ensuit pour Ron à partir de 1990, est une concentration plus prononcée sur le noir. La variation de ses oeuvres reste la même mais il en résultat seulement l’apport de différentes couches de peintures épaisses ou fines.Quelques oeuvres noires ont été exposées en mai 1990.

A partir de 1994, la couleur a refait son apparition dans ses oeuvres. Ron Scherpenisse :”J’ai changé ma façon de voir les couleurs. Au Lycée Graphique, les couleurs étaient approchées techniquement. Il n’y avait plus de sentiments. Maintenant, j’ai une connaissance des couleurs plus profonde et les émotions sont de retour. Ce n’est que maintenant que je peux vraiment travailler avec les couleurs.”

 

Son propre style

 

Ron Scherpenisse a manifestement son propre style. Les formats qu’il choisit, par exemple, ne sont pas standard. Souvent il connecte littéralement deux ou trois toiles. “Quelques fois, il arrive qu’étant déjà en train de travailler, je me rends compte que je n’ai pas fait le bon choix de format, alors l’oeuvre devient plus grande ou plus petite que l’intention n’en était.

Si l’oeuvre est plus petite que prévue, je garde le vide invoulu à l’origine, si l’oeuvre est plus grande que prévue, j’attache une autre toile. “Les oeuvres ne sont pas corrigées ou bien encadrées, elles sont juste comme elles sont. Je ne suis pas perfectionniste. Je travaille négligemment. S’il y a un poil de pinceau ou un de mes cheveux dans la peinture, je le laisse simplement. Mes peintures ont rarement un cadre, je ne trouve pas ça important. Ça ne me dit rien.”

L’énorme variation dans ses oeuvres est saisissante. On a peine à croire qu’elles sont peintes par un seul et même artiste. Quelques fois, la couleur va jouer un rôle important et d’autres fois aucun. Les représentations sont une fois reconnaissables et l’autre à nouveau abstraites.

 

Satisfaction

 

Créer un art est une question d’essayer. Ça marche ou ca ne marche pas. Ron Scherpenisse :”Chaque peinture est une bataille avec soi-même. Un jour, tu fais quelque chose de jolie en une demie heure et la fois d’après, tu peux prendre des mois à créer mais ça ne devient pas ce que tu avais l’intention de faire.

Si je ne suis pas satisfait, je scie l’oeuvre en morceaux. Je ne fais rien alors pendant une semaine et puis, je recommence quelque chose d’autre. Si tu travailles trop longtemps sur une peinture, elle ne devient que pire.” A un certain moment, elle doit être finie.” La décision du bon moment pour arrêter est une zone de tension pour un artiste. Quand est-ce qu’une oeuvre est finie ? Ron Scherpenisse :”Quelques fois, une oeuvre est finie pourtant je dois quand-même rajouter un petit trait. Et plus tard, je le regrette.” Tout peut être de l’art si l’artiste en a une bonne impression. “L’art peut être un petit trait sur une toile d’un mètre carré. Ce qui compte, c’est que ce petit trait soit à la bonne place. C’est peut-être ce qui est le plus difficile, de mettre cette ligne à la bonne place. POUR MOI, à la bonne place.

 

L’art : une question de sens

 

Pour faire de l’art, la norme cérébrale n’a aucun rôle. Une oeuvre n’est pas obligée d’être vendable. C’est seulement une question de fixer et laisser aller ses sentiments. Ron Scherpenisse (1989) :”Peindre me fait résoudre mes émotions. Où d’autres personnes vont exprimer leur rage et leur peine par l’agressivité et le vandalisme, j’essaie d’exprimer mon état d’âme créativement.”

Selon Ron, une oeuvre n’a pas nécessairement besoin d’être belle. “L’art n’a rien à voir avec la beauté. C’est une explosion. C’est “beau” parce que ça te touche personnellement.”

Ron Scherpenisse a une opinion claire sur son oeuvre. “Normalement, tu restes devant ta peinture pour la regarder, mais mes peintures, tu peux t’y évader. Pour moi, ça marche d’ailleurs pendant la création. Si elle est finie, je tourne la page et je commence autre chose. Mais j’espère quand-même transmettre ces sentiments à d’autres.

 

Le petit livre d’information “Zwartwitinkleur” est paru en 1997, imprimé en 600 exemplaires (texte de Milja Booy Liewers, traduit par Marie-Claude Klomp)

 

 

Le livre (il)lisible 2001

 

“Het Schrift” (le cahier) est le titre du livre (il)lisible que j’ai écrit à la main pendant la période de 1997 à 2001. 542 pages d’un cahier rempli d’une “écriture” fortuite, née de la fantaisie des figures. Chaque figure dans le livre qui ressemble à une lettre, un mot ou une phrase est interprêtée par la fantaisie du lecteur. Le livre est grâce à cela ni attaché à une langue ou une culture et adapté pour tous les âges. Tout le monde peut et a le droit de voir sa propre histoire dans le livre. L’histoire peut changer de contenu coup sur coup. L’idée d’écrire “Het schrift”, pour que tout le monde puisse le lire et l’interprêter suivant sa propre fantaisie, a été décidée en 1991 puis le manuscript a été inventé et travaillé. Même dans le livre, la progression est visible, le manuscript est toujours d’une nature changeante. “Het Schrift” forme la base de “Een verhaal” (une histoire).

“Een verhaal” est parue à l’automne 2001 à un tirage de 100 exemplaires numérotés. L’exemplaire numéro 1 de l’ouvrage “Een Verhaal”a été ajouté au dépôt des publications néerlandaises de la Bibliothèque Royale à La Haye. Art Typographique B0142688

 

(Ron Scherpenisse – Bergen op Zoom 2001)

 

 

 

Fantasmer dans le livre de Scherpenisse

 

Il y a dix ans, Ron Scherpenisse a commencé par griffonner dans un livre vierge. En attendant, c’est le seul exemplaire comptant 542 pages avec le nom “Het Schrift”. L’artiste de Bergen op Zoom a imprimé cet ouvrage d’un chapitre en un livre à 100 exemplaires nommé “Een Verhaal” (une histoire).

 

Le contenu de “Het Schrift” et “Een Verhaal” est choisi par le lecteur. Cela peut sembler étrange, mais Scherpenisse explique que tout le monde peut les lire, ou peut-être pas mais le parcourir. Vous pouvez en faire ce que vous voulez. C’est un manuscript illisible parce que l’écrit est une langue qui n’existe pas. Les gens à travers le monde entier peuvent imaginer eux-même le contenu. Il se trouve que le texte est rédigé en écriture symbolique, née de la fantaisie des figures. Scherpenisse vit depuis 1988 à Bergen op Zoom et a commencé à dessiner à l’âge de 16 ans, puis à peindre. Scherpenisse a suivi des cours au Lycée Graphique de Rotterdam. Il a exposé pour la première fois en 1988 à Bergen op Zoom et jusqu’en 1991 ont suivi plusieurs expositions, autant qu’avec d’autres artistes. Mais pourquoi, avec une éducation en graphisme en poche, écrire un livre qui ne peut être lu ?

Ca veut plus donner un point d’appui à la fantaisie, explique Scherpenisse. Toutes les personnes fantasment et apportent leur propre histoire. Vous devez voir ce livre composé d’un texte en lignes incompréhensibles comme une peinture en forme de livre. Vous pouvez également le comparer avec un regard dans le lointain… avec le moindre point d’appui ou cadre. Comme vous voulez l’appeler. Votre fantaisie en fait ce qu’elle veut. Quelqu’un peut voir le livret plein de méfaits, ou comme un passage romantique ou une scène pornographique. Peut-être est-ce pour quelques-uns le Livre Rouge. L’artiste espère encore trouver un éditeur pour “Een Verhaal”. “Je viens juste de l’envoyer mais je n ‘ai pas encore reçu de réponse. Ce n’est pas un but pour moi, mais ça me plairait beaucoup bien-sûr.” Le problème pour un éditeur, c’est que “Een Verhaal” n’est pas faite pour un lecteur mais pour un rêveur. Scherpenisse réalise que certaines personnes peuvent avoir une empathie importante pour quelque chose d’expérimentale comme un livre illisible. Elles n’ont pas la patience et n’ouvrent pas la porte à la fantaisie. Laissez ces personnes s’amuser des jeux insignifiants de la télévision. Ce que le paysan ne connaît pas…….

 

(Sander Aarts, BN/DE STEM 15-10-2001)

 

 

Zwart witte blokjes (les petits damiers)

 

Les petits damiers me fascinent, ils jouent un rôle important dans mes peintures.

Les petits carrés noirs et blancs que je rencontre dans la rue restent également souvent dans mes pensées. Par contre, je ne sais pas si ce sont ceux-ci qui reviennent plus tard dans mes peintures.

Pour en avoir le coeur net, je suis allé les photographier. Toutes les photos qui suivent sont prises avec les appareils photos jetables les moins chers, c’est seulement pour moi une façon d’immortaliser ces carrés et non pour la composition ou la qualité de la photo.